Mon travail

Les clous avec lesquels je travaille proviennent de chantiers de restauration de toitures, charpentes, greniers…  Ils sont le fruit du travail d’artisans qui ne se doutaient nullement que la révolution industrielle allait passer par là, vers 1850.


Au 19ème, dans les campagnes, une grande variété de métiers, sont exercés, pendant les périodes creuses de travail des champs.  Parfois dans l’habitation même, l’homme fabrique des clous ou des sabots.  Sa femme file et tisse la laine ou fabrique des clous aussi.  Cette activité peut fournir des revenus complémentaires appréciables.

 

Mon parcours




Je commence à souder le samedi matin dans l'atelier de fabrication de machines agricoles d’un ami, Eugène Cheniaux. 


Lors de la restauration d’une maison familiale, j’hérite de quelques clous.  Grâce à la soudure, je vais leur donner vie. Mon activité évolue pour devenir de la soudure artistique. 


Une première exposition à un salon d’ensemble à Crupet me permet de présenter mes premières pièces composées uniquement de ces clous de récupération. 


Au  printemps 2007, un forgeron me fait découvrir la magie du feu : je peux alors associer la soudure et la forge.


Un hasard devenu passion…




Parfois, elle voit aussi l’établissement des premières fabriques en pleine campagne.  Ainsi, l’hiver, à Bohan-sur-Semois, les gens se regroupent pour produire des clous  alors que l’été, ils cultivent le tabac.


A Fontaine l’Evêque, la réputation de la production cloutière est telle qu’elle sera connue dans le monde entier et fera la richesse de la ville.


Quand j’ai croisé mon premier « chantier » de clous, c’est d’abord en pensant à cette riche histoire que je leur ai prêté attention au lieu de les jeter aux vieux fers.  Il a fallu quelques mois que l’idée mature et un jour. …


Depuis, je sillonne le pays avec l’attention parfois attirée par un bâtiment en restauration. Là, je trouve, parfois, quelques clous forgés un hiver, il y a longtemps par un homme de la terre.


Les faire revivre, c’est pour moi une manière d’entretenir la mémoire de ces gens, de notre histoire… de nos racines.